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Comment devenir Ufologue ?

Comme vous pouvez l’imaginer, l’ufologie n’est pas une science qu’on enseigne ni à l’école, ni dans les universités ! La seule solution pour vous, si vous souhaitez vous intéresser et approfondir le phénomène OVNI c’est de contacter une association spécialisée, un chercheur indépendant et de commencer votre apprentissage. La lecture de plusieurs ouvrages sérieux sur le sujet, sera également indispensable. Mais attention, vous spécialisez dans l’étude de ce phénomène ne vous permettra pas d’en vivre ! Ce n’est pas un métier, uniquement un « hobby ». Si vous avez une formation scientifique dans les branches qui sont en rapport avec le phénomène ovni, ce sera un plus qui vous permettra de mieux le comprendre.

Une fois que vous aurez acquis les bases élémentaires à une bonne connaissance du phénomène, il vous sera indispensable d’aller vous-même sur le terrain, enquêter auprès des témoins. Vous devrez alors vous munir d’un excellent « guide de l’enquêteur » et apprendre à poser les bonnes questions aux témoins (il existe dans de nombreuses associations des questionnaires d’enquêtes, une base très utile lors de votre apprentissage.) Il est facile de trouver des témoins, par la presse, les associations, votre entourage. En effet, sur 10 personnes, une au moins, a vue un objet insolite dans le ciel. Vous apprendrez alors que les observations dans la majorité des cas, sont identifiables et se rapportent à des phénomènes naturels, des satellites, des étoiles, le soleil etc…. et il vous appartiendra d’apprendre à connaître tous ces pièges afin de vous permettre de ne retenir que les cas réellement « non identifiables », les véritables OVNI !

Cette phase terminée, ce qui vous prendra quelques mois, voir quelques années, vous pourrez, grâce aux connaissances générales que vous aurez acquises, commencer à étudier le phénomène sur le fond. Faire des synthèses, approfondir les spécificités des témoignages examinés, chercher à faire avancer la connaissance du dossier ovni. Cette étape vous demandera également plusieurs mois, voir plusieurs années de réflexion.

Mais, ne vous leurrez pas, vous constaterez que malgré la méthodologie que vous aurez mise en place à votre niveau, vous vous apercevrez que pour faire de la véritable recherche, il vous faudra des moyens importants au niveau financier et au niveau humain (notamment créer une équipe pluridisciplinaire de spécialistes en de nombreux domaines.) Il ne faut pas se décourager, l’ufologie a beaucoup avancée en 50 années, principalement grâce à la recherche privée, et qui sait, comme ce fut le cas pour de nombreuses inventions ou découvertes, vous serez peu être amené à trouver la véritable solution à cette énigme de notre temps.

Bon courage, vous en aurez besoin pour avancer dans l’étude de ce phénomène !

Signalons que seul au monde, le GEPAN-SEPRA, (France) a été doté de moyens importants pour étudier ce phénomène. Il a fait avancer la connaissance de ce dossier, (sous la présidence de Claude Poher et d’Alain Esterle principalement) mais ses travaux sont pour la majorité inaccessibles au grand public, inachevés, méconnus voir inconnus !  Cet organisme est actuellement en « sommeil » et peu actif. Mais si vous atteignez un excellent niveau dans la connaissance de ce dossier, vous serez peut être amené à collaborer avec cet organisme, à ce jour très largement ouvert à une telle approche.


LA RECHERCHE OFFICIELLE

 EN FRANCE

 1954, une vague importante d’observations d’ovni déferle sur la France. Plusieurs centaines d’observations parfois au cours de la même journée ! Le phénomène ne préoccupe pas les services officiels et on ne se contente que de créer un bureau spécifique, chargé de collationner les observations, au sein de l’armée de l’air.

Ce bureau existera durant plusieurs années, mais ne fera aucune recherche approfondie sur le phénomène ovni.

Dans le début des années 70, un jeune ingénieur Français, Claude POHER, se penche sur le sujet et élabore ses premières études statistiques à partir de fichiers officiels d’observations disponibles à cette époque.

 1972-1975, c’est l’euphorie à propos du phénomène ovni, Jean-Claude Bourret remporte un gros succès avec la diffusion d’émissions sur le sujet. Des centaines de chercheurs privés se passionnent pour les ovni, près de 100 associations s’intéressant au phénomène voient le jour. Robert GALLEY, le ministre des armées donne même en 1974 une interview à la Télévision Française,  reconnaissant l’intérêt d’une étude scientifique de ce dossier et donne la marche à suivre en cas ou vous seriez témoin d’une observation d’ovni.

 1975, la Gendarmerie Nationale est officiellement chargée d’enregistrer tous les témoignages relatifs aux observations d’ovni. Claude Poher intervient, fait jouer toutes ses relations (dont le président Poher de l’Assemblée Nationale) et parvient à mettre en place un protocole d’accord entre la Gendarmerie, l’aviation civile, l’armée de l’air et météo france. Le train vers la création d’un véritable organisme officiel de recherche sur le phénomène est en marche.

 Le 1er mai 1977, on annonce officiellement la création du GEPAN, un organisme officiel chargé d’enquêter sur les phénomènes aérospatiaux que les experts du CNES ne parviennent pas à identifier. Cet organisme sera basé au sein du CNES à Toulouse et sera placé sous la direction de Claude Poher. Il commencera un immense travail de classement et son secrétariat répondra au courrier. Au bout de six mois de travail, il n’en peu plus, ne parvenant pas à répondre à toutes les enquêtes et il demande de l’aide au directeur du CNES, Hubert Curien, qui deviendra plus tard, ministre de la recherche scientifique. On lui adjoint, à mi-temps, une dizaine d’ingénieurs du CNES et on dote le GEPAN d’un conseil de 7 scientifiques de haut niveau, dont Hubert Curien lui-même. Le 14 décembre 1977, le conseil se réunit pour la première fois et donne son accord à la poursuite des travaux présentés par Claude Poher. En juin 1978, le conseil se réunit à nouveau et analyse cinq volumes de documents, chacun de 500 pages ou on trouve notamment 11 cas de haut niveau d’étrangeté ou seulement un cas est expliqué. Le conseil demande à nouveau la poursuite des travaux et souhaite que le GEPAN collabore plus activement avec les associations privées.

 Le 12 septembre 1978, toutes les associations sont conviées à une réunion au siège du GEPAN. Claude POHER et ses collaborateurs expliquent à une centaine de participants comment il s’est organisé, les projets qu’il a mis en chantier et demande la collaboration des associations à la collecte des observations. Le projet n’a pas eu l’impact espéré et deux groupes de participants marginaux en profitent pour critiquer le travail de cette organisation. Toutefois, le tri est fait, l’information a bien passée et il en résulte sur le long terme quelques cas de collaboration entre chercheurs officiels et chercheurs privés.  Chacun a été en mesure de prendre connaissance de la démarche du GEPAN et des travaux d’une haute importance mis en place pour mieux connaître le phénomène. Le travail de Claude POHER et de ses collaborateurs, était bien réél et surtout mené d’une main de maître. Malheureusement, Claude POHER n’a toujours pas le budget souhaité, l’aide qu’il estime nécessaire ne vient pas, il ne peut informer comme il le souhaite (le conseil lui interdit toute communication qu’il n’a pas supervisé) et il démissionne.

 De 1979 à 1983, c’est Alain Esterle, ingénieur au CNES, qui poursuit le travail de Claude Poher au sein du GEPAN. Il se verra allouer un budget énorme, 10 chercheurs à plein temps, une secrétaire etc… Ses travaux, malheureusement méconnus et souvent inapplicables par les chercheurs privés, vont faire progresser la recherche sur le phénomène à pas de géant. Mais, peu de chose concrète et financièrement rentable en sortiront, ce qui ne va pas dans le sens que certains souhaitent.  Le travail effectué par cette équipe est d’une haute importance et constitue une base appréciable pour poursuivre des recherches sur le phénomène. Il a publié 18 notes techniques et 4 notes d’information à l’intention du grand public, ce qui constitue une source unique d’information pour les chercheurs privés. Malheureusement Alain Esterle va s’embourber dans la MHD de JP Petit, ce chercheur incontrôlable que le CNES déteste. Cela déplait fortement et en 1983, dans la discrétion, sans dissoudre le GEPAN, on nommera un nouveau directeur, Jean-Jacques Velasco, simple technicien qui aura pour instruction de ne plus communiquer ! Le conseil scientifique ne se réunit plus, Jean-Jacques Velasco n’aura des comptes à rendre qu’à sa hiérarchie.

 Dés 1984, les budgets alloués au GEPAN deviennent si peu important, qu’ils ne permettent pratiquement que de payer les salaires de la secrétaire et de son responsable. Le GEPAN est donc en sommeil. Les ufologues privés s’inquiètent et en 1988 on va même jusqu’à contester son existence. Réaction immédiate du CNES : on supprime le GEPAN et on le remplace par un nouvel organisme, un simple département au sein d’une direction du CNES. Son rôle : s’occuper des rentrées atmosphériques de satellite et recueillir les informations relatives aux phénomène aérospatiaux non identifiés. Plus d’accès aux notes techniques. Le SEPRA officiellement ne communique plus avec le public. Il en sera ainsi jusqu’en 2004, année ou Jean-Jacques Velasco se révolte et publie un livre sulfureux dans lequel il affirme que les OVNI EXISTENT.  Cette action lui vaudra sa mise au placard immédiate.

 Le SEPRA est donc lui aussi mis en sommeil et nous attendons pour septembre 2005 une nouvelle restructuration annoncée de cet organisme moribond. (en cliquant sur ce lien : le communiqué de presse du CNES, annonçant la création du comité de pilotage du nouveau GEIPAN).

 Gérard LEBAT

Invité en tant que Président du GEOS France, à la rencontre GEPAN/ASSOCIATIONS UFOLOGIQUES de 1978.