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Le Journal des

Repas Ufologiques Parisiens

 

 PARIS :  http://www.les-repas-ufologiques.com 

Direction générale du Réseau des  Repas  Ufologiques : Gérard Lebat - tel :  Portable : 06 74 86 15 46 - Email : lebat1@aol.com Maroc : Fixe :  00 212 24 37 59 86 et portable : 00 212 60 89 58 46

GÉRARD LEBAT  39 Rue de Fretay  - 91140 VILLEJUST  -  France - ou Route de l'Ourika - Km 8 - Tasseltante -  40000 MARRAKECH - Maroc - (voir en page accueil le planning des présences en France)

Responsables Paris : Mr Jean Luc RIVERA - émail : jlriv1@aol.com - tel :  (01) 46 26 06 08 - (06) 98 91 82 09 et Thierry ROCHER : Tel le soir et le week-end : 01 49 77 94 89. Email :  t.rocher1@libertysurf.fr

 

ANNÉE 2007

Rubrique de Thierry Rocher

THIERRY ROCHER  -

 

En matière de photos et enregistrements son et film dans les divers Repas Ufologiques.

Les photos, films et enregistrements sont soumis à une autorisation. Les personnes passant outres feront l'objet de poursuites judiciaires conformément aux  jurisprudences

relatives à la protection de la personnalité, du droit à l'image et aux lois annexes..

Les Repas Ufologiques Parisiens se déroulent chaque premier mardi du mois à la

CAFETERIA CASINO 

au Centre Commercial "Les Quatre Temps" à La Défense

(voir page Dates et le Lieu)

10 minutes de Paris par le RER OU METRO, lieu facile d'accès Les Horaires Métro, RER, Bus et Tramway


Cette page est destinée à recevoir le compte rendu de chaque  Repas Ufologiques Parisiens. Elle sera donc mise à jour très régulièrement en fonction des faits, des sujets

 évoqués  et des personnalités présentes.

Cette page annoncera également le programme des prochains repas et toutes les personnes intéressées pour y intervenir sont invitées à se faire connaître et à réserver leur intervention ( maxi 45 mn ) auprès de t.rocher1@libertysurf.fr  en lançant un simple émail en indiquant la date  souhaitée et  un résumé en quelques lignes de ce que vous souhaitez  dire. Ce programme sera annoncé ci-dessous.

 Ce journal est le lien de toutes les personnes qui de temps à autre viennent assister aux Repas Ufologiques Parisiens. Les commentaires et remarques sont les bienvenus que vous voudrez bien nous communiquer par Email, et seront portés sur le site, à la date du repas concerné. Par avance Merci !

 important : EN AUCUN CAS LES REPAS UFOLOGIQUES PARISIENS NE CAUTIONNENT  LE THÈME, LES DISCOURS  OU LE CONTENU DES DIVERS  INTERVENANTS A NOS RENCONTRES. NOUS RAPPELONS QUE LES REPAS SONT LIBRES, Y  VIENT QUI VEUT, QUAND ON Y PENSE, ON Y DIT CE QU'ON VEUT - LA SEULE RÈGLE : RESPECTER LE SAVOIR VIVRE ET LES QUELQUES OBLIGATIONS ÉLÉMENTAIRES NOTIFIÉES A LA PAGE  " règlement des Repas Ufologiques "

ATTENTION EN MAI LE REPAS SERA PROGRAMME, EN RAISON DU 1ER MAI, LE MERCREDI 2 MAI 2007

ATTENTION

Si vous désirez prendre des photos, filmer, enregistrer lors d'un repas ufologique, vous devez obtenir l'autorisation écrite de l'organisateur du Repas. Toute diffusion de documents, conformément au règlement des Repas ufologiques, pourra faire l'objet de poursuite en cas de non respect de

cette règle. RÉGLEMENTATION DES REPAS UFOLOGIQUES -

Nous nous devons de respecter la volonté de certains orateurs qui ne souhaitent pas voir leur conférence publiée ou leur photo.


LES REPAS UFOLOGIQUES PARISIENS

S'EXPORTENT EN AMÉRIQUE !

 

Nous venons de donner notre accord pour que les conférences données aux Repas Ufologiques Parisiens soient  retransmises aux États Unis  par Jeff Showalter du Stardust Radio Network, dans le cadre de ses émissions, ainsi que sur un réseau d'autres stations radio américaines.

C'est Trice Sheridan de Boston, que nous avons eu le plaisir de rencontrer lors de la conférence donnée par Nick Pope,  qui assurera chaque mois à Paris l'enregistrement des conférences les plus intéressantes.

Nous sommes vraiment touché que nos amis américains portent un intérêt au concept des Repas Ufologiques et à tous les orateurs qui y interviennent. Nous tenons à les remercier vivement pour la diffusion sur les ondes aux Usa de ce que nous faisons, souhaitant ainsi, que l'information ufologique européenne soit ainsi mieux connue dans ce pays. Nul doute, que cet intérêt gagnera d'autres médias du continent américain, ce qui nous motivera encore plus à offrir aux invités des Repas Ufologiques Parisiens un nombre encore plus important d'orateurs d'exception.

Mardi 2 Janvier 2007

SOIRÉE LIBRE DISCUSSION - On évoquera les témoignages des participants, les idées spécifiques qu'ils souhaitent développer ,  échange d'informations et de documents etc.....

 

LE COMPTE RENDU DE THIERRY ROCHER

 

Repas Ufologique Parisien du 02.01.2007

 

Je pensais qu’il n’y aurait pas beaucoup de participants à ce premier Repas de l’année 2007, j’ai l’agréable surprise de découvrir que je me suis trompé. Même s’il y a moins de monde qu’aux précédents Repas, car nous sommes un lendemain de jour férié (et de Réveillon), la salle est correctement remplie. Est-ce le sujet qui a attiré ? Pas évident de le savoir, surtout que je reconnais les têtes de quelques habitués. Notre collègue nous a mis à disposition son matériel hi-fi. Je prends donc le micro pour lancer la soirée.

 

Thierry Rocher : bonjour à tous et tous mes vœux pour cette nouvelle année 2007. Notre intervenant aujourd’hui sera Jean-Michel Pous venu nous parler du mythe de la soucoupe volante nazie. Juste avant, j’ai quelques informations à vous transmettre. Tout d’abord, un rappel pour le Repas de février, dont les invités seront Jacques Scornaux et Gilles Durand qui nous présenteront les activités de l’association S.C.E.A.U. / Archives OVNI. Une association spécialisée dans la sauvegarde des archives ufologiques. Le Repas de mars  sera un Repas spécial, puisque notre invité sera Nick Pope, qui a travaillé au ministère de la défense britannique sur le dossier OVNI. Gérard Lebat sera de retour en France le 10 janvier. Le programme des interventions lors des Repas Ufologiques Parisiens sera mis à jour pour toute l’année 2007. Sinon, côté publications ufologiques, voici L.D.L.N. n° 383 et Ufomania Magazine n°49. Je laisse maintenant la parole à Jean-Michel Pous.

 

Jean-Michel Pous : avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai quelques informations à vous transmettre. Parmi les nouveaux ouvrages ufologiques, le nouveau livre de Fabrice Bonvin vient de paraître. Il s’agit de OVNI, le secret des secrets, aux éditions (.. ?..). Je vous recommande également le livre de Taguieff (.. ?..). Au départ j’étais contre ses idées, depuis je trouve que pour certains sujets, où nous sommes épinglés, il n’a pas tort. Voici maintenant une petite revue de presse spécialisée. Tout d’abord Nexus n° 47, de novembre-décembre 2006, qui comporte un article sur les abductés. Voici Top Secret (.. ?..) sur les pyramides. Je vous conseille l’article sur les conspirations, avec des vues aériennes étonnantes, par le biais de Google Earth ou autres.

 

Voici Sacrée Planète de décembre 2006-janvier 2007, avec un article sur le pacte avec les extraterrestres et leur technologie. Voilà le hors série n°3 de la revue Top Secret. Cette fois, il n’y a ni Terre Creuse, ni black programs, mais le thème du Masque de Fer. Il y a aussi une liaison avec le mystère de Rennes-le-Château. L’auteur de l’article, Claude Dabos, pense que le Masque de Fer était Nicolas Fouquet. Je vous recommande cette lecture. Une dernière information que me transmet Thierry Rocher et que je vais vous lire intégralement.

 

Il s’agit d’un article tiré de la revue Horizons Virtuels n°6, d’octobre 2002, qui titre en page 12 : « La Loi américaine qui prouve l’existence des « ovnis ». ET Exposure Law. En juillet 1969, la loi relative aux contacts extra-terrestres (ET Exposure Law) fut ajoutée au corps des lois américaines, sans aucun débat public préalable. Cette loi interdit à quiconque d’entrer en contact avec des extra-terrestres ou des ovnis. Les contrevenants se verront infliger une amende de 5000 dollars maximum, et encourent une année de prison. Les administrateurs de la NASA obtiennent également le droit de décider si un citoyen a été exposé à un contact extra-terrestre et put imposer la mise en quarantaine sous garde armée pour une période de temps non définie. Aucun tribunal n’est habilité à contester cette décision, ce qui fait de cette loi une exception à la Constitution Américaine. La loi fait également de toute personne ayant vécu une close encounter <cf.htm#close-encounter> un criminel. Comme la loi  se trouve au paragraphe 14 de la section 1211 du Code of Federal Regulations, très peu de gens en ont découvert l’existence puisqu’il faut parcourir le texte des 1210 autres lois avant de tomber sur cette dernière. Chers lecteurs, vous êtes bien d’accord avec ce que vous lisez, si les « ovnis » et les extra-terrestres n’existaient pas, cette loi n’aurait aucune raison d’avoir été votée et incluse dans le Code of Federal Regulations ».

 

[N.D.A. : il est 20h18 et Jean-Michel Pous entame le sujet principal de la soirée. Il projette un certain nombre d’illustrations sur écran grâce à son PC portable branché sur un vidéo-projecteur.]

 

Jean-Michel Pous : le sujet que je vais aborder est un sujet passionnant, mais il faut faire extrêmement attention aux informations liées aux soucoupes volantes nazies. J’ai élargi un peu le sujet, qui ira de 1920 à 1945. Ceci afin de le replacer dans le contexte avant de faire décoller le Vrill 7 [sourires dans le public]. Le peuple allemand avait acquis une supériorité en armement sur les autres peuples. Le Kaiser perd la guerre en 1918 mais certains allemands refusent cette défaite et l’esprit de revanche va s’exacerber. Il va y avoir des tentatives de coup d’état puis prise de pouvoir des nationalistes en 1933, jusqu’à la déclaration de guerre en 1939. On a donc des groupuscules qui vont prendre le pouvoir, dirigés par plusieurs personnalités connues (Hitler, Himmler, etc…). Plusieurs organisations : les S.A. et les S.S. Ces troupes d’assaut vont éliminer les S.A. Derrière cette géopolitique allemande, il y a des organismes secrets : l’ordre de la Golden Dawn, les Héritiers des Templiers, les Maîtres de la Pierre Noire, les Bonnets Jaunes, l’Ordre Germain, la Société de Thulé. Cette dernière regroupe des illuminés qui vont s’occuper des problèmes théoriques et racistes. Elle est appuyée par la Société du Vrill.

Le Vrill était considéré comme une sorte d’énergie à cette époque.

J.M.Pous mentionne rapidement plusieurs sujets : l’organisation pour les jeunes, les écoles des enfants des S.S., la direction juridique, la direction générale des S.S., les camps de concentrations, le service de sécurité du Reich, la police des polices qui regroupe plusieurs services dont la Gestapo + les services d’espionnage + les services d’élimination.

 

JMP : pourquoi tous ces détails ? Quand on reprend l’histoire de la 2e guerre mondiale, on ne trouve aucune mention d’un bureau spécial chargé de l’application aéronautique en matière d’armement. Mais il y a une organisation : l’Anenerb (?) ou Héritage des Ancêtres. C’est une organisation d’avant les S.S. qui regroupe savants, professeurs, scientifiques et un grand nombre de farfelus et de pseudo-scientifiques. Ils développent leurs propres recherches sous direction S.S. et vont tenter de mettre en application certains travaux. Cette organisation, sous contrôle de Himmler en 1933, effectue pas mal de missions particulières. Des films comme Sept ans au Tibet ou les Indiana Jones y font d’ailleurs mention. L’organisation envoie plusieurs expéditions au Tibet, escalade des sommets, effectue des fouilles sur des sites archéologiques en Egypte. Otto Rhan fait des recherches à Montségur, Rennes-le-Château, sur les Cathares, le tombeau d’Alaric, la commanderie du Mastéou… Sous ses ordres, il y aura des expériences médicales dans les camps de concentration, dont certaines pour les appareils de la Luftwaffe, mais elle s’en écartera. Pendant tout cela, une légende se développe en 1938 sous les ordres d’Horbigger : la théorie de la Terre creuse. Ces théoriciens auraient envoyé au pôle sud un porte-avions et auraient créé de bases secrètes. J’ai tort ?

 

Jean-Luc Rivera : il s’agit de la théorie de la glace et du feu. La « Glacial Cosmologie ». Hitler s’en moquait éperdument. Pendant la guerre, des articles critiquaient la théorie. Horbigger a terminé en camp au New Schwabenland. Les nazis ont lancé des drapeaux au pôle nord, mais cette terre était déjà sous dépendance scandinave.

 

J.M. Pous : merci pour ces corrections. Pendant la guerre, les militaires vont concevoir, étudier, réaliser certains appareils spéciaux . La science, oui, mais à quel prix. Les allemands développent des armes révolutionnaires dans les deux dernières années de la guerre mais ils n’arrivent pas à gagner.

 

J.M. Pous passe en revue et nomme plusieurs types d’avions-fusées jetables, avions à deux hélices, avions à réaction, bombes radio-guidées ou aéroportées, des missiles, des fusées V1 [JMP détaille leur fonctionnement] et les fusées V2 à décollage vertical. Ces dernières sont construites par plusieurs savants dont Werner von Braun.

 

 

J.M. Pous : Une parenthèse à propos de cet homme. Il est capturé par le américains et travaille pour eux dans le cadre de la conquête spatiale. Il adopte ensuite la nationalité américaine. Werner von Braun et d’autres ont fait partie du programme PaperClip. Les américains et européens se partagent les savants allemands et criminels de guerre. W. vo Braun est un héros, mais à l’origine des 25000 morts du camp Dora, sans compter les autres.

 

J.M. Pous continue avec l’armement allemand : bombes radioguidées, filets pare-fusées, missiles sol-air. Les allemands n’ont pas eu le temps de réaliser certains travaux. Les européens et les américains ont trouvé les plans et les prototypes de fusées-bombes, d’ailes volantes et de sortes de drones de combat. [JMP nomme plusieurs appareils]. Comme vous le constatez, je n’ai pas cité les Foofighters, Vrill 1, Vrill 7, Hannebu 1+2+3, RFZ 2, RFZ 7, V7,etc…J’étais un convaincu au départ, avant que mon ami Thierry me passe des documents dont l’étude de Joseph Altairac. On va trouver nombre de documents des années 50 sur les soucoupes volantes allemandes. A la fin de la guerre, l’Allemagne a perdu, certains nazis ont échappé aux procès et cela coïncide avec l’arrivée des soucoupes.

Soit par farce, soit par mégalomanie, des anciens chercheurs allemands disent avoir travaillé à Peenemunde sur des appareils révolutionnaires qui auraient volé mais auraient été escamotés par les Etats-Unis, la Russie ou des  nazis cachés. Le mythe se développe à ce moment et va se tailler progressivement une part du marché de l’ufologie. L’étude de Joseph Altairac date de 1997, mais depuis les revues Les Mystères du Temps et Top Secret ont montré de nouveaux documents. Ce pur produit de l’imagination ne serait pas grave s’il se limitait aux romanciers ufologues. Mais le problème est que ce thème est entre les mains des nostalgiques du nazisme qui développent toute une mythologie sur la soucoupe volante allemande. Parmi les projets : un cigare portant des soucoupes volantes (le projet Andromeda). Les nazis seraient allés fonder une colonie sur la planète Mars et peut-être la Lune. Cette mythologie mentionne des drones allemands ayant abattu une forteresse volante américaine (fait caché par les U.S.A.), les expéditions aux pôles, les contacts entre les nazis du Vrill et les Hyperboréens ou les natifs d’Aldébaran. Ceux-ci leur auraient donné la technologie des soucoupes volantes.

 

Autre théorie : les allemands vont au pôle sud, découvrent que la Terre est creuse et entrent en contact avec une civilisation souterraine avancée technologiquement et spirituellement. Elle va collaborer avec ces meurtriers.

 

Il est fait mention dans certaines revues de l’opération High Jump. L’Europe et les Etats-Unis se partagent les criminels de guerre et découvrent des activités curieuses au pôle sud. L’amiral Byrd y est envoyé. Plusieurs bateaux militaires vont déloger les nazis au pôle sud. Il se produit un combat entre avions américains et soucoupes volantes nazies. Les troupes américaines entrent dans des tunnels et se trouvent confrontées aux nazis et à de grands être poilus blancs de type yeti. L’entrée du tunnel explose, Byrd revient aux Etats-Unis et plus rien.

 

J’avais dit que c’était terminé mais je n’ai pas encore parlé de Rennes-le-Château. En 1989 sort l’ouvrage de Jean Robin : Opération Orth. Il raconte que le gouvernement français fait transiter un objet antique ancien vers la Scandinavie. Une des personnes ayant oeuvré dans cette opération aurait été contactée par des êtres venus en soucoupe volante. Il participe à un vol en soucoupe volante en Amérique du sud et y découvre des bases secrètes souterraines. Les êtres ont repoussé les nazis et lui montrent le corps momifié de Hitler, décédé en 1953-1954 en Amérique du sud. Le Hitler mort à Berlin serait un sosie.

 

Autre hypothèse, une femme pilote célèbre aurait emmené Hitler en avion léger hors d’Allemagne, dans une base sous-marine Allemande du « réduit alpin » contenant plusieurs sous-marins de type 21 (à très grand rayon d’action et qui manqueraient d’ailleurs à l’inventaire des alliés, à la fin de la guerre). Les sous-marins de type 21 auraient emmené les soucoupes volantes aux bases polaires et en Amérique du sud. Il resterait des bases dans le « réduit alpin » avec des trésors nazis cachés (notamment dans certains lacs), des documents techniques scientifiques et des plans de soucoupes volantes.

 

Ma conclusion est la suivante : je n’exclue pas la conception d’aéronefs particuliers et que certains volent. Mais cette grosse avance sur les alliés est peu probable. Je suis plutôt un ufologue pro-conspiration, mais ce qui me gêne dans toutes ces théories, c’est qu’on les retrouve régulièrement dans de revues. Ces histoires sont fabuleuses et j’adore les lire. Lisez Le Livre Jaune 5 ou Livre Jaune 6 ou les revues Les Mystères du Temps et Top Secret. Ces théories sont assez gênantes non pas sur les rescapés nazis, mais sur ceux qui veulent à tout prix que cela existe.

 

On parle beaucoup des soucoupes volantes mais moins de l’organisation financière et économique allemande d’avant-guerre. La connivence entre les banques et les industriels américains et allemands. Les mouvements de capitaux via la Suisse et d’autres banques. Lorsque l’on examine les vues aériennes des camps, par le biais des clichés des alliés en 1943-1944, on constate que les lignes de chemin de fer ne sont jamais bombardées. Le Vatican avait ses réseaux d’exfiltration des criminels de guerre. Un livre disparu récemment porte sur la « dénazification » de l’Allemagne de l’ouest.

 

Des projets comme les armes à ondes, le projet HAARP ou la manipulation de l’esprit ont comme origine des savants allemands ayant travaillé dans des camps. Il y a eu des alliances curieuses, des sauvetages et des remises en condition étonnantes. J’ai sur la table plusieurs livres qui portent sur Thulé, les nazis, la déportation, la revue Historia, la guerre de 39-45, etc… Voici les revues, j’ai parlé de la revue Top Secret, mais je ne vais pas incriminer Roch Saüquère de colporter de l’information facile à ce sujet. Il y a aussi Nexus, avec un article sur un marin qui aurait participé à l’opération High Jump. Je ne sais pas si High Jump est vrai ou pas, mais il est curieux qu’en ufologie, on lise des choses fabuleuses et bien racontées sur le problème des soucoupes nazies, mais sujettes à caution car à la limite de la propagande. L’antisémitisme, le nazisme, le racisme ont beaucoup de beaux jours devant eux. Il n’y a pas de soucoupes nazies dans les pays arabes, mais les experts allemands ont travaillé pour les pays arabes contre Israël. Les yeux se sont fermés côté Occident.

 

Ma conclusion est la suivante : ne cherchez pas Hyperborée ou Aldébaran derrière la soucoupe nazie, mais cherchez plutôt le mode de fonctionnement de la finance internationale. Derrière, il y a plus de chance d’avoir des pilotes de soucoupes volantes nazies. [ Il est 21h20 et le public applaudit].

 

J.M. Pous : j’avais des documents à vous montrer, voici des couvertures de revues sur les soucoupes volantes, le nazisme, la guerre, des photographies de l’opération High Jump, les avions bombes volantes, les missiles, les fusées, les V2, Werner von Braun, Scientifictions, Top Secret, les Honnebu, les Horten, la soucoupe volante Vrill, les foofighters, des personnalités, des films et livres…

 

T. Rocher : nous allons passer maintenant aux questions. [ Nouveaux applaudissements].

J.M. Pous : j’en ai peut-être déçu un grand nombre, mais si je peux répondre à vos questions ?

Monsieur : ce n’est pas parce que certaines théories sont gênantes qu’elles sont nécessairement fausses.

J.M. Pous : nous n’avons aucun document authentique sur les soucoupes volantes nazies.

Monsieur : nous somme une quinzaine à avoir une copie d’un film suisse. Les spécialistes de la photo ont dit qu’il n’y avait pas de trucage. (.?.) C’est gênant de dire que l’on a perdu toute une technologie allemande avec la guerre.

J.M. Pous : je ne nie pas l’avancée technologique allemande, mais je me méfie de l’origine de certains documents et films.

 

Monsieur : pourquoi y-a-t-il une zone interdite en Amérique du sud ? (.?.)

J.M. Pous : je ne nie pas qu’il puisse exister des centres de population nazie puissants. Ce qui me gêne c’est la propagande faite sur cette technologie nazie. On parle beaucoup des soucoupes volantes nazies, mais pas du financement nazi, des expériences qui ont eu lieu et de ce que l’on en a retiré. Pendant que l’on fait des recherches sur le soucoupes nazies, on ne fait pas de recherches sur la (.?.) de l’international.

Monsieur : vous parlez des accords secrets.

 

Teddy Burns : mais le sujet c’est la soucoupe volante nazie. On connaît déjà ces sujets. Vous sortez un peu du thème.

J.M. Pous : je répondais au monsieur d’avant. Il n’existe pas de documents fiables. Il faut que le mythe tombe. Si l’on lit les travaux sur les soucoupes volantes nazies, on apprend que les allemands ont colonisé la planète Mars.

Monsieur : la technologie a avancé.

J.M. Pous : voilà pourquoi je dis qu’il faut étudier les circuits de financement.

T. Burns : faites une conférence sur votre sujet et vous aurez dix fois moins de monde.

J.M. Pous : je ne nie pas le sujet précédent, mais je dis que l’arbre cache la forêt.

T. Burns : est-ce que certains appareils ont volé, est-ce que certains n’ont pas volé, voilà un sujet de débat intéressant.

J.M. Pous : on a des films, des DVD véhiculés depuis  l’Allemagne de l’ouest et les U.S.A., mais les sources sont peu claires. On a des articles et des interviewes des années 50 à 70. Généralement des ingénieurs ou concepteurs qui disaient avoir travaillé à Peenemunde ou dans le « réduit alpin ».

T. Burns : des horribles salauds ont pu être compétents dans certains domaines.

 

J.M. Pous : on n’a pas parlé des foo-fighters vus par les avions des alliés. Tout le monde croyait que c’était l’autre. La littérature douteuse dit que le foo-fighters étaient des drones allemands.

Monsieur : les allemands les appelaient des « kraut balls ».

Christophe : et il y en a encore maintenant.

Monsieur : dans les écrits de Tesla, on voit que les autres interdisent tout cela.

J.M. Pous : on parle aussi de la soucoupe volante allemande à effet Coanda.

J.L.Rivera : cet effet a été découvert par un roumain après guerre, c’est un principe aérodynamique bien connu.

J.M. Pous : à la fin de la guerre, il aurait fallu aux allemands des fonds dont ils ne disposaient quasiment plus, même s’ils avaient tout caché aux yeux des alliés. Ne vous méprenez pas, ce n’est pas parce qu’un courant néo-nazi véhicule cela, que cela n’a pas été testé avant. Mais je défie quiconque de me trouver un document authentique ou un film sur la soucoupe volante nazie, ou encore un témoignage d’un ancien pilote ayant été confronté à une soucoupe volante estampillée nazie pendant la guerre. (.?.)

J.L. Rivera : l’affaire High Jump [TRR : version ufologique ] a été inventée par un faux neveu à l’amiral Byrd (.?.).

T. Rocher : on est obligé de couper, on a même mordu un peu sur l’horaire. On se réserve ce sujet pour une autre soirée. Merci aux personnes présentes et à Jean-Michel Pous pour avoir animé cette soirée. Rendez-vous le mois prochain, avec l’intervention du SCEAU/ Archives OVNI. Bonsoir.

 

Thierry Rocher

vous souhaitez intervenir à ce repas, dites le nous. Nous l'indiquerons ici à nos invités. Merci

Mardi 6 Février 2007

 

Jacques Scornaux a convaincu : oui le SCEAU est un organisme  fort utile, qui a déjà sauvegardé quelques dizaines  de fonds , constitués d'archives d'anciens ufologues, disparus ou qui ont abandonnés l'étude du phénomène ovni. Nous vous livrons quelques photos de la soirée, un succès, ou plus de 100 personnes étaient présentes !

 

Nous avons évoqué l'organisation de la soirée Nick Pope. On ne devrait pas rencontrer de problème sur le terrain, un nombre suffisant de personnes se sont fait connaître afin d'assurer l'organisation de la journée.

 

Nous tenons particulièrement à remercier Christophe FONDACCI, qui a assuré ces trois derniers mois la sonorisation des Repas de Paris.

 

Nous avons fait l'acquisition d'une sonorisation complète et mini équipée de deux micros HF pour les Repas Ufologiques de Paris. Les éléments les plus gros dans ce matériel, ce sont les enceintes : 4 à 6 kg. Le reste c'est du mini qui tient dans un petit sac, donc du matériel léger dont le transport est facile à l'aide du "chariot " que nous fournissons. Nous avons lancé un appel à la salle, afin qu'une ou plusieurs personnes habitant proche de la Défense s'occupent de gérer "la sonorisation". Nous avons dans la salle, sur les quelques 100 personnes présentes, un certain nombre d'invités qui habitent très près de la Défense. C'est une ou deux de ces personnes que nous recherchons ! (afin de se partager la tâche). La tâche est simple, se partager la tâche à deux au mini, de transporter chaque mois cette sono et de l'installer. (ce qui se fait en 10 minutes, si nous ne sommes pas dérangé)

 

 

 

MALHEUREUSEMENT SUR LES 100 PERSONNES PRÉSENTES, aucune bonne volonté pour assurer cette tâche ! Pourtant, chaque mois des réclamations sur le matériel de sonorisation bénévolement apporté jusqu'alors par des animateurs des repas, qui habitent loin malheureusement. Que penser de cela :  Désespérant, il y a quelques personnes actives, qui consacrent une grande partie de leur temps, de leur argent pour cette organisation et la moindre contribution qui est demandée, car nous sommes trop peu à nous occuper des repas, reste sans suite !  S'il n'y a personne pour assurer la sonorisation, devrons nous abandonner cette idée de sono ? Nous assisterons de fait à une auto élimination  des personnes qui viennent uniquement prendre, sans aucune contrepartie, l'information, le plaisir de rencontrer des personnalités du monde ufologique. Ce lieu, cette formule, ce concept et le nombre important de personnes qui s'y réunissent n'existe nul part au monde ! (aucun repas sur le thème des ovni, au monde, ne réunit chaque mois une centaine de personne et reçoit des invités venant du monde entier !). 

 

Une nouvelle fois, je lance cet appel, si vous habitez près de la Défense, (pour éviter de transporter de très loin le matériel) si vous venez de temps à autre aux Repas Ufologiques de Paris, contribuez à la bonne marche de ces Repas en prenant en main l'organisation de la sonorisation. Nous espérons que vous serez plusieurs à répondre. Nous vous mettrons alors en contact. Une réunion sera alors organisée chez l'un ou l'autre.  Cette équipe "sono"  se partagera cette tâche en restant en contact afin d'établir un calendrier des personnes chargées des diverses soirées. Nous attendons votre candidature à lebat1@aol.com .  Merci.

Les photos sont de Typhoon - g.lebat -

    

 

 

       

 

  

Le compte rendu de Thierry Rocher.

Repas Ufologique Parisien du 06 février 2007

Gérard Lebat : nous recherchons quelqu’un qui pourrait s’occuper de la sonorisation chaque mois. Celui qui s’en occupait vient de très loin, il vient de Montreuil. S’il n’y a personne, il n’y aura pas de sonorisation. Les repas Ufologiques Parisiens c’est tout le monde, ce ne sont pas trois personnes qui doivent s’en occuper. Paris est une exception, il y a beaucoup de conférences. Je ne serai plus aux Repas Ufologiques Parisiens dans l’avenir. D’autre part, il faudra sortir ce soir impérativement pour 22h à cause de la sécurité imposée par les travaux dans le centre commercial. J’aimerai récupérer trois feuilles de papier, il s’agit de ma trame de travail pour cette soirée. Il y a aussi dessus le planning de la soirée Nick Pope du 06 mars prochain et je devais vous la détailler.

 

Nick Pope est ravi de venir, son billet de TGV est arrivé chez lui. Je le récupérerai à la gare du Nord. Le 06 mars débutera à 14h30 par une conférence de presse. Nick Pope vient de quitter son poste au ministère de la défense britannique. Il s’agit d’une journée exceptionnelle. De15h30 à 17h notre invité participera à une réunion de spécialistes. La soirée débutera à 18h. Cette soirée est bouclée, il n’y a plus de places libres depuis le 15 janvier. 192 personnes se sont inscrites et ont réservé. Depuis, ça se bouscule pour les retardataires. De 18h à 19h, les personnes pourront manger sur place avec leur plateau repas. La conférence débutera à 19h-19h15 et se terminera à 22h environ.

 

Je comptais vous développer la soirée et son organisation, mais mes documents m’ont été dérobés ce soir. Il nous faudra la collaboration des personnes pour filtrer l’entrée. Il faudra pointer la liste des inscrits et les diriger vers les tables numérotées. Il n’ y a pas de places numérotées. Il faut donc avoir trois/quatre personnes à la sécurité. Les autres postes sont pourvus. Je demande de l’aide pour le filtrage. Jean-Claude Venturini, Georges Metz, monsieur Sousselier, Gaston ? J’avais d’autres inscrits à ce poste. Il faut avoir des gens à la sécurité, aider les journalistes et trier les déplacements. Pour les photographies, elles sont autorisées mais sans utiliser les flashes. Les flashes sont gênants pour la caméra amateur qui enregistrera la soirée.

 

Il y aura deux moments pour les photographies avec des flashes. Il faut avoir des aides à ce niveau. Ce serait également bien d’avoir plus de confraternité aux Repas Ufologiques Parisiens. Certaines personnes se sont plaintes d’avoir été mal reçues. Ce serait donc bien de les recevoir. Il y a plusieurs rubriques habituelles, plusieurs habitués et plusieurs animateurs qui peuvent leur répondre. Jacques Scornaux va nous parler ce soir de son association, je vais également laisser la parole à Jean. Les Repas Ufologiques, c’est vous tous, ce n’est pas la participation que de trois animateurs. Pour la soirée Nick Pope, il y aura beaucoup de monde, ainsi que des médias comme TF1, l’Express, (.?.). Il nous faudra la participation adéquate. Beaucoup de monde est intéressé, il y a une centaine de retardataires qui n’ont pas eu de place. Je laisse maintenant la parole à Jean-Michel Pous.

 

Jean : je vais vous présenter maintenant la revue de presse. Après, tous les magazines sont offerts…Non, c’est une blague ! Je commence par les revues ufologiques. Voici L.D.L.N. n°383, bon je ne donne pas le sommaire, c’est plus cher. Voici  Beta Tauri n°12 et n°13, ainsi que Ufomania Magazine n°48 et n°49. Voici également Sentinel UFO News n°33, n°34 et n°35. [Jean-Michel Pous montre les revues au public.]

 

Maintenant, voilà les revues généralistes. Nexus n°48, de janvier-février 2007, qui titre, entre autres, « OVNI l’impossible vérité ». Puis Sacrée Planète n°20, de février-mars 2007, avec un article sur la géométrie sacrée. Je cite aussi Top Secret et son hors série n°2 consacré à la conquête de la Lune (?), mais que je n’ai pas là. Voilà Sci-Fi Magazine n°2, qui comporte, entre autres, un article sur la Toungouska et un autre sur l’élimination de soldats allemands en 1943 par deux globes rouges. Voici les N°10 et N°11 des Archives Perdues consacrés aux anciennes civilisations sud-américaines. Voici la revue Apocryphe et les anges déchus, de la Bible. Voilà les Dossiers des Grands Mystères de l’Histoire, avec Moïse.

 

J’ai d’autres informations à vous communiquer. En ce moment vous avez le salon Parapsy, qui se tient à l’Espace Champerret du 3 au 11 février. Le programme du salon est disponible ici. Sinon, côté télévision, plusieurs fictions sont diffusées sur les thèmes qui nous intéressent : Les 4400 et Threshold sur M6 le samedi soir, ainsi que Surface sur TF1 le samedi vers 16h. Une dernière information, qui n’est pas ufologique. Le 17 janvier s’est tenu le Repas des Chercheurs sur le mystère de Rennes-le-Château. Vous pouvez venir me voir si vous êtes intéressés.

 

Thierry Rocher : juste un petit mot pour vous présenter un nouvel ouvrage ufologique. Celui de Michel Padrines : OVNI…Générations UFO. Cet ouvrage revient largement sur la vague française d’observations d’OVNI, surtout dans la région alsacienne. Il y a de nombreuses reproductions de coupures de presse locale de 1954.

Gérard Lebat : Michel Padrines viendra au Repas Ufologique Parisien de décembre 2007. Il y a eu une pellicule photographique oubliée le mois dernier, à qui est-ce ? [Son propriétaire vient la récupérer.] Je laisse maintenant la parole à Jacques Scornaux, le président du S.C.E.A.U./Archives OVNI et Gilles Durand, le secrétaire.

 

[TRR : les propos de Jacques Scornaux qui suivent sont la reprise intégrale de son texte lu.]

Jacques Scornaux : « pourquoi le SCEAU ? Il est né du constat que trop souvent, lorsqu'une personne qui a étudié les ovnis ou des phénomènes connexes décède ou cesse de s'y intéresser, ou lorsqu'un groupe ufologique est dissous, les documents souvent très intéressants qu'il possédait sont dispersés, voire détruits par les héritiers. C’est parfois l’œuvre de toute une vie que l’on voit ainsi disparaître. Comment faire pour éviter que de tels faits désolants se reproduisent à l’avenir ?

C’est la question que se sont posé quelques ufologues français il y a près de 20 ans, après avoir vu finir à la poubelle ou s’évanouir de quelque autre manière les archives de plusieurs chercheurs et groupements disparus. Ils se sont donc réunis pour réfléchir aux moyens d’assurer la préservation durable des archives ufologiques. Les confier à une association ou organisme privé ne ferait que reporter le problème lors de la disparition toujours possible de celui-ci. En outre, cette solution risquait de susciter la méfiance, vu les dissensions qui ont hélas trop souvent divisé l’ufologie française.

Aussi ce groupe de personnes en est-il arrivé à la conclusion que c’était le dépôt dans des centres publics d’archives qui offrait les meilleures garanties à la fois de pérennité et de neutralité. En effet, en vertu de la loi qui les régit, les services publics d’archives sont tenus d’accepter les archives privées que des personnes physiques ou des associations leur confient et ces documents, sauf accident bien sûr, ne sont jamais détruits. Cette solution offre un autre avantage capital : les documents sont consultables par tout citoyen. L’accès n’y est pas réservé à des chercheurs patentés, comme c’est par exemple le cas, en France, pour la plupart des bibliothèques d’universités et de grandes écoles et pour une grande partie des fonds de la Bibliothèque nationale.

Ces réflexions ont ainsi abouti à la fondation d’une association régie par la loi du 1er juillet 1901, ayant pour objet d’assurer la préservation à long terme du patrimoine ufologique. Son nom complet est SCEAU/Archives OVNI, où SCEAU est l’acronyme de Sauvegarde et Conservation des Etudes et Archives Ufologiques, et ses statuts sont parus au Journal Officiel du 23 mai 1990. Par patrimoine ufologique, le SCEAU entend tous livres, magazines, courriers, rapports d'enquête, études, coupures de presse et autres documents écrits, audiovisuels ou électroniques issus de la recherche sur les OVNI.

Dès sa création, le SCEAU a entrepris de contacter toutes les personnes et tous les organismes qu’il savait s'être intéressés, à un titre ou l'autre, aux OVNI ou à des phénomènes connexes, afin de leur proposer un contrat de cession d'archives. Par ce contrat, le donateur cède tout ou partie de ses archives au SCEAU à la date de son choix ou après son décès, et en définit les conditions et délais éventuels de consultation. Assez souvent, des personnes répondent qu'elles ne possèdent que peu de documents intéressants, mais l’expérience de la récupération d'archives acquise par le SCEAU a montré que même chez les personnes qui cédaient relativement peu de choses, on trouvait toujours, sans exception, l'un ou l'autre document d'importance, y compris des livres et revues que l’association n'avait pas encore.

Quand un fonds d’archives lui a été confié, le SCEAU commence par établir un classement et un inventaire détaillé des documents, travail que les services publics d’archives ne pourraient jamais réaliser, faute de moyens… et de compétence ufologique ! Cet inventaire facilite grandement la consultation et accroît donc l’utilité de la conservation des documents. Ceux-ci sont ensuite déposés dans des centres d'archives (Archives nationales ou départementales) ou, seulement pour les documents que les Archives refusent (elles sont en droit de refuser les livres et revues figurant déjà au dépôt légal), dans des bibliothèques publiques. Ces dernières constituent une solution de second rang, la préférence étant toujours donnée aux Archives publiques lorsqu’elles acceptent les livres, afin de ne pas rompre l’unité d’un fonds. Précisons à ce propos que, pour un archiviste professionnel, un fonds forme un tout qui ne doit jamais être démembré. Dispersé, il perd beaucoup de sa valeur pour les chercheurs et c’est l’œuvre d’une vie que l’on dénature.

Tous les dépôts effectués par le SCEAU font l'objet d'un contrat visant à assurer leur pérennité et définissant les conditions de consultation. En l’absence de volonté particulière du cédant, la consultation est libre, sauf exceptions prévues par la Loi sur les archives pour assurer la protection de la vie privée (documents d’état civil de moins de 100 ans ou dossiers médicaux de moins de 150 ans, par exemple). Mais le cédant est toujours libre d’imposer des conditions plus strictes.

Un point important est que les contrats de dépôt sont toujours révocables. Si jamais la Loi sur les archives devait évoluer ou que, par manque de moyens, tel ou tel service public d’archives ne pouvait plus accueillir toutes les archives privées, le SCEAU peut donc reprendre les fonds déposés et chercher un autre lieu de dépôt pour éviter leur destruction ou leur appropriation privée. Mais cette clause de révocabilité est surtout précieuse pour les dépôts de livres en bibliothèque. Il faut savoir en effet que les ouvrages usagés sont après quelques années systématiquement pilonnés par les bibliothèques publiques. La reprise par le SCEAU est alors le seul moyen d’éviter cet appauvrissement programmé du patrimoine.

Le SCEAU, qui se veut un simple intermédiaire entre le cédant et le centre d'archives ou la bibliothèque, a pour déontologie, inscrite dans ses statuts, de respecter strictement la volonté du cédant et de ne garder pour lui aucun document original. C’est un élément capital pour que le cédant ait l’assurance que ses archives ne seront pas détournées à des fins privées, mais bel et bien mises à la disposition de tous.

Le SCEAU entend jouer aussi, dans une optique préventive, un rôle de sensibilisation de la communauté ufologique à la préservation de son patrimoine. L'expérience acquise permet au SCEAU de jouer un rôle de conseiller auprès de tout chercheur qui s'interroge sur la sauvegarde de ses travaux et de sa documentation ufologique. Il publie un bulletin annuel – plus souvent biennal en fait – où figure notamment l'inventaire complet des archives sauvegardées au cours de l'année écoulée. La collection complète des bulletins publiés à ce jour (n°0 à 7) est toujours disponible, et il est prévu, dans un avenir que nous espérons pas trop lointain, de diffuser sur Internet les inventaires réalisés et les listes de livres déposés en bibliothèques.

Nous nous efforçons également de constituer quelques collections les plus complètes possibles d'ouvrages et de revues ufologiques et connexes. La Médiathèque du Pontiffroy à Metz accueille un dépôt SCEAU de plus de 900 ouvrages, 120 livres ont été déposés à l'Université de Nice-Sophia Antipolis et une centaine à la Maison d’Ailleurs (musée de la science-fiction) à Yverdon (Suisse). C’est au total de l’ordre de 1200 ouvrages que le SCEAU a déposés à ce jour. Ces fonds bibliographiques sont progressivement enrichis à mesure que le SCEAU acquiert de nouveaux ouvrages, et d'autres bibliothèques devraient suivre. Si les conditions de consultation des archives proprement dites sont parfois assez restrictives, lorsque la loi ou la volonté du cédant l'exige, le SCEAU demande en revanche aux bibliothèques avec lesquelles il passe des contrats d'assurer une libre consultation des ouvrages par le public.

Enfin, le SCEAU n’entend pas limiter son action au territoire français. Il entretient des contacts avec des chercheurs belges et suisses notamment, et a noué des liens avec le Sign Historical Group et avec l’AFU, qui poursuivent des buts analogues respectivement aux Etats-Unis et en Suède. Ces liens se traduisent par des échanges de documents détenus en plusieurs exemplaires et de photocopies, afin de compléter les collections des différentes associations. Nous avons également des contacts réguliers avec des associations ufologiques non spécialisées, mais sensibilisées à la sauvegarde des archives, comme le CISU en Italie et la Fundación Anomalía en Espagne. En Belgique, le SCEAU entretient de bonnes relations avec la SOBEPS, principal groupe ufologique du pays, qui lui a déjà fait plusieurs dons importants, et il est possible que l’une des prochaines bibliothèques thématiques du SCEAU se situe dans une bibliothèque universitaire belge. En effet, contrairement à la France, ces bibliothèques sont accessibles au grand public. Toutes les associations citées dialoguent entre elles via une liste Internet appelée « UfoArchives ». Un bel exemple de coopération est le récent achat en commun par le SCEAU, l’AFU et le CISU des riches archives de SOS OVNI, représentant toute la vie d’un groupement ufologique, de sa naissance à sa disparition.

Un point capital à souligner pour conclure est que le SCEAU n'a aucune position officielle sur la nature des OVNI (les opinions de ses membres à ce propos sont diverses) et a pour principe de ne jeter aucun document, si futile qu'il puisse sembler. En effet, devant des phénomènes aussi difficiles à cerner, il apparaît impossible de savoir ce que les chercheurs de l'avenir, pour lesquels ces documents sont préservés, estimeront important. La seule mais forte conviction commune qui nous réunit est que, quelle que soit en définitive la nature de ces phénomènes, ces archives pourront en tout état de cause être utiles, que ce soit pour des spécialistes en sciences physiques ou en sciences humaines ». Nous attendons vos questions.

Monsieur : est-ce que ces archives sont consultables par Internet ?

Jacques Scornaux : pour l’instant, non, car elles sont essentiellement sous forme papier. Mais nous avons entrepris de scanner les documents les plus importants. Nos moyens sont modestes.

Gilles Durand : le S.C.E.A.U. demande des moyens et des bras. Vous trouverez un petit bulletin de présentation à notre stand, à l’entrée de cette mezzanine.

 

Dame : est-il possible d’amener une information verbale à ce système d’archives du S.C.E.A.U. ?

Jacques Scornaux : pourquoi pas ? Mais il s’agit souvent de documents écrits ou audiovisuels. Lorsqu’un enregistrement verbal devient enregistré, il est archivé.

Dame : est-ce qu’il peut y avoir un censure ?

Jacques Scornaux : nous n’avons pas de jugement sur les documents, nous ne pratiquons aucune censure.

 

Jean-Michel   : avez-vous une idée du nombre d’ouvrages écrits en français sur les OVNI ? Et une idée du nombre de livres ufologiques anglophones ? Avez-vous également une idée des titres des principales revues ufologiques françaises ?

Jacques Scornaux : nous estimons qu’il y a à peu près un millier de livre ufologiques francophones. Il y a quelqu’un qui a publié une liste très complète à ce suet, c’est le chercheur Claude Maugé. Ce dernier estime aussi qu’il y en a environ un millier, dont ceux qui sont publiés à compte d’auteur.

Gilles Durand : nous avons un fond assez important à la médiathèque de Metz-Pontiffroy et il comporte également des ouvrages ufologiques dans plusieurs langues.

Jacques Scornaux : pour les autres langues, on ne connaît pas le nombre.

Gilles Durand : Thierry Rocher vient de me dire 3000 ou 4000 ouvrages.

Jacques Scornaux : cela me parait peu. Pour les revues ufologiques, on  espère en avoir le plus possible.

Gilles Durand : depuis la première revue ufologique française publiée en 1951, il y a entre 150 à 200 revues éditées depuis. Parfois, ce sont des revues de petits groupes locaux. Actuellement nous avons sauvegardé 1200 livres et nous en avons 800 à 900 à placer. Nous avons atteint les 3000 revues, soit environ 200 titres.

Jacques Scornaux : la règle est de pilonner les livres en bibliothèques, lorsqu’il y en a trop. Mais les bibliothèques patrimoniales gardent les ouvrages.

 

Jean-Michel   : est-ce que le S.C.E.A.U. a les moyens de faire des traductions en anglais ? A-t-il commencé à faire la genèse de ces groupes et revues ufologiques ?

Gilles Durand : je travaille dessus. Depuis la première association, qui était à Grenoble en 1949, j’ai répertorié environ 700 associations et groupements. J’ai créé un répertoire d’ufologues de plus de 5000 personnes. On fait une distinction entre les ufologues et les ufophiles. Aujourd’hui, on devrait atteindre les 800 groupes français et les 7000 noms.

Jacques Scornaux : pour ce qui est des moyens de traduction, le S.C.E.A.U. est une trop petite équipe pour cela. Mais elle ne demande qu’à s’élargir avec des traducteurs. Tous les types de collaboration sont les bienvenus. Il y a plusieurs tâches différentes et toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

 

Jean Carteron : quelle est la politique du S.C.E.A.U. avec la diffusion sur Internet ? On ne peut pas trop se déplacer pour avoir des documents. Mais par Internet, on peut avoir la liste. Avez-vous une adresse Internet ?

Jacques Scornaux : on commence à scanner des documents. Dès que l’on aura les moyens, le contenu intégral de nos bulletins [qui édite la liste complète des documents sauvegardés] sera disponible sur Internet. Quant aux archives elles-mêmes sur Internet, il y a un problème juridique de non-diffusion relatif à la vie privée des personnes. Mais il pourra y avoir au minimum les documents les plus importants sur Internet. Mais il ne faut pas rêver, les archives ufologiques sont immenses. Nous n’avons pas les moyens de tout mettre sur Internet.

 

Jean Carteron : il faut solliciter les bénévoles, les motiver, les rassembler.

Gilles Durand : c’est ce que l’on fait. Nous n’avons pas encore de site Internet. Nous avons mis ce sujet à l’ordre du jour de notre assemblée générale qui se tient le mois prochain. Pour vous donner un exemple de l’ampleur de la tâche, le fond Michel Figuet a nécessité le tri de près de 5000 coupures de presse et 1000 courriers. Pour le fonds Michel Monnerie, c’est de l’ordre de près de 10000 pièces. C’est un travail d’inventaire colossal. Le premier fond a été sauvegardé en 1991, le premier gros fond est arrivé en 1993, le scanner est venu après. Dans le fond Louis Murco, il y a des documents originaux sur le contacté Adamski, que l’on scannera. Pour le fonds Michel Figuet, on a scanné toutes les enquêtes.

Jean Carteron : vous êtes combien au S.C.E.A.U. ?

Gilles Durand : une quinzaine de membres.

Jean Carteron : si on est une cinquantaine, on peut répartir les tâches (. ?.).

Gilles Durand : mais ici on a déjà recruté.

 

Jean-Michel   : j’ai une proposition. Je représente l’association Recherches et Racines Audoises, dont je suis le président. J’ai un site Internet et je travaille au scannage de tous les livres et revues ufologiques. J’ai eu l’aide de quelqu’un qui a une grosse bibliothèque en la matière. Je vous propose une entrée au site, sans rien payer, et un accès au scanner. Vous ne payerez absolument rien. [Applaudissements du public.]

Gille Durand : Jean-michel, tu es libre pour venir à notre assemblée générale ?

Jean-Michel   : si je suis sur Paris, oui.

 

Monsieur : est-ce que vous avez dans vos archives les numéros de la revue Nostra ?

Jacques Scornaux : nous avons quelques numéros, mais surtout des articles tirés de la revue Nostra.

Gilles Durand : nous avons une collection placée à Paris et une autre à Metz-Pontiffroy.

 

Monsieur : si je possède un local, vous pourriez mettre vos archives dedans ?

Gilles Durand : ce serait possible, mais ce serait un local de tri ou un local provisoire.

Jacques Scornaux : il y aura des problèmes de sécurité et de conservation qui se poseront à long terme. Nous ne mettons pas en doute l’honnêteté des gens, mais les archives publiques seront toujours là dans 100 ou 200 ans. Nous avons estimé que le lieu idoine de conservation à long terme est celui des Archives Nationales.

Gilles Durand : c’est une situation presque unique au monde.

Jacques Scornaux : en Belgique, ces archives ne sont pas acceptées dans les lieux publics. On peut le faire dans les universités car elles sont accessibles au public. En France, ce n’est pas le cas. Nous avons un accord avec une université. Selon le pays, la solution est variable

Gilles Durand : pour l’université de Nice-Sophia-Antipolis, nous avons une clause d’accès pour le public. (. ?.) Nos archives pures sont à Fontainebleau. Nous n’avons aucune bibliothèque dans l’ouest français. Nous avons huit bibliothèques temporaires en cours. Lorsque nous avons plus de huit exemplaires du même livre, il est proposé en troc. Nous avons également publié des documents exclusifs sur des enquêtes de cas ou des études socio-psychologiques. Nous les diffusons avec l’accord de l’auteur.

 

Monsieur : pourquoi, en France, la gendarmerie garde-t-elle les documents pendant soixante ans ?

Jacques Scornaux : c’est une exception française. Il s’agit d’une restriction d’accès aux documents portant sur la vie privée des gens. Si un document comporte des renseignements médicaux, la restriction court sur 150 ans après le décès de la personne. Les documents d’état civil ne peuvent pas être consultés à moins de 100 ans. Les généalogistes harcèlent les pouvoirs publics pour raccourcir l’accès à ces documents. Alors qu’en Suède, on peut consulter tout de suite ces documents. On peut tout savoir sur les personnes, c’est l’extrême. C’est ‘argent du contribuable, donc les contribuables peuvent y accéder. En France, ce n’est pas la même chose.

 

Jean-Michel P  : avez-vous une idée du poids des documents sur l’ufologie conspirationniste par rapport à ceux de l’ufologie pure ? A partir de quelle année voit-on arriver l’ufologie conspi